Les ovnis archivés au CNES

Publié le par Agnès Lenoire

 

 

Article déjà paru sur le site de l'AFIS; mis à jour le 22 mars pour ce blog.

La revue Ciel et espace avait déjà informé ses lecteurs en juin 2005 de la fermeture du Service d’Etudes des Phénomènes Rares Atmosphériques (SEPRA), service appartenant au Centre National d'Etudes Spatiales (CNES),  son directeur Jean-Jacques Vélasco ayant pris un peu trop fait et cause pour le militantisme pro-ovnis dans un ouvrage intitulé Ovnis, l’évidence. Puis Ciel et espace nous avait annoncé en mai 2006 la naissance d’un nouveau service : le GEIPAN, Groupe d’Etude et d’Information sur les PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), reprenant ainsi le premier sigle de ce service, à sa création en 1977, le GEPAN. Le mot-clé, celui qui fera toute la différence entre le premier et le second sigle, c’est l’Information. Une volonté de transparence se fait jour par l’annonce que, dès l’été 2006, les 6000 témoignages recueillis par feu le SEPRA, jusque là inaccessibles, accusés d’opacité, seraient ouverts au public via le net.
On peut observer deux volets à ce nouveau bureau d’étude : une partie, dont le directeur est Jacques Patenet, sera sur le terrain, relevant les témoignages, menant les enquêtes, travaillant avec des labos, des psychologues, spécialistes des sols, des gendarmes etc. Et un volet comité de pilotage, dont le directeur est Yves Sillard, ancien directeur du CNES (à l’époque des débuts du GEPAN en 1977), dont la mission sera de « conseiller le GEIPAN sur les actions à mener ». Conseiller ? Superviser ? Le comité de pilotage sera-t-il un garant scientifique, en assurant un pilotage par l’institution de tutelle ? En lisant les propos de son directeur recueillis par Ciel et espace, on peut espérer qu’il en sera ainsi. Le comité va en effet s’entourer d’une équipe intéressante de spécialistes « de la météorologie, des sciences de l’homme, de l’astrophysique, de l’électromagnétisme, de la propulsion ». La dernière spécialité peut surprendre : si des experts en propulsion ont une place reconnue dans l’équipe, c’est que déjà l’idée d’engins extraterrestres s’installe à demeure, connotant les hypothèses et ses déductions. 
Le CNES et le directeur du comité de pilotage désirent que toute la transparence soit faite sur ce service ; ils insistent sur la valeur pédagogique de leurs travaux, en direction du public. Vous avez dit « pédagogie » ? Si l’objectivité est revendiquée haut et fort par le nouveau GEIPAN, aucun de ces deux outils intellectuels, esprit critique et grain de scepticisme, n’apparaît pourtant dans leurs objectifs... Attendons de voir. Si la transparence est telle qu’on nous la promet, un véritable débat peut s’installer. 
22 Mars 2007 : avec du retard, mais on y est ! Aujourd’hui la presse, dont Ciel et espace bien sûr, se fait largement l’écho de l’ouverture des archives au public sur le site du CNES. Consultez vous aussi les archives du GEIPAN ! Mais attention, toute la journée du 22 mars, impossible d’y accéder. Quel succès !

Publié dans Ufologie

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